Cahier des charges site web : le modèle pour cadrer votre projet.

Huit sections pour préciser vos objectifs, votre budget et les critères de livraison. Un document prêt à remplir avant de consulter une agence.

Première page du modèle de cahier des charges
Première page du document à télécharger.

En bref

  • Un modèle prêt à remplir. Six pages, huit sections, des tableaux et des exemples à adapter.
  • Un devis comparable. Le même document envoyé aux prestataires pour comparer leurs devis.
  • Un lancement préparé. Le périmètre, les contenus, la migration et la recette prévus avant le lancement.

1. Contexte et objectifs du projet

Commencez par votre activité, vos clients et ce qui vous amène à créer ou refaire le site. Une phrase comme « moderniser notre image » donne une direction, mais aucun moyen de juger le résultat. Un objectif chiffré aide à choisir les pages, les fonctionnalités et les priorités du projet. Il reste une cible de travail, pas une promesse de performance.

Ajoutez ce qui fonctionne déjà : une page bien référencée, une offre comprise par les visiteurs, un parcours utilisé sur mobile. Cela évite de repartir de zéro sans raison. Dans le modèle, complétez le tableau avec votre situation actuelle et la cible souhaitée. Si vous ne disposez pas encore de mesure, indiquez-le et prévoyez une période d’observation avant de fixer un objectif crédible.

2. Périmètre fonctionnel

Cette section décrit ce que le site doit permettre de faire. « Réservation en ligne » peut désigner un formulaire de demande, l’intégration d’un agenda externe ou un moteur de créneaux avec paiement. Ces trois besoins n’impliquent ni le même travail ni le même budget. Écrivez le comportement attendu du point de vue du visiteur et de la personne qui traitera sa demande.

Classez les fonctions en indispensable, souhaitable ou hors périmètre. Pour chaque besoin indispensable, ajoutez un test simple : une demande arrive au bon destinataire, un produit peut être commandé, une personne habilitée peut modifier un texte. Les souhaitables pourront être discutés pour une deuxième version, sans être confondus avec le prix de départ.

Un espace client mérite son propre descriptif : qui se connecte, quelles données sont accessibles, quelles notifications sont envoyées ? Ne laissez pas deux mots remplacer ces décisions. Nos services de création de site permettent de situer les principaux formats. Le tableau du modèle sert ensuite à préciser votre cas, y compris les fonctions explicitement exclues.

3. Arborescence et contenus à fournir

L’arborescence est la liste organisée des pages du futur site. Elle rend le périmètre visible : accueil, services, présentation, réalisations, contact, informations légales, puis les pages nécessaires à votre activité. Pour une boutique, ajoutez les catégories, les fiches produits et les étapes d’achat. Une liste approximative reste plus utile qu’un nombre de pages sans contenu associé.

Attribuez ensuite chaque texte et chaque média à un responsable. Qui rédige les descriptions ? Qui fournit les photographies ? Qui valide les informations légales ? À quelle date ces éléments doivent-ils être prêts ? Un développement terminé peut rester bloqué si personne n’a prévu cette préparation dans son planning.

Exemple fictif : le porteur de projet pense que les textes sont compris, alors que le prestataire attend les contenus définitifs. Écrire « rédaction fournie par le client, relecture prévue au devis » permet de discuter ce point avant la production. Le modèle propose des colonnes « qui fournit », « qui valide » et « date attendue ». Conservez aussi la liste des contenus existants à reprendre, fusionner ou abandonner.

4. Identité visuelle et références

Une référence devient utile lorsque vous expliquez ce que vous y voyez. « J’aime ce site pour sa lisibilité et la place donnée aux produits » apporte une information exploitable. « Faites quelque chose de moderne » laisse ouvertes la couleur, la densité, la photographie et la façon de présenter les offres. Ces choix peuvent alors provoquer des allers-retours évitables.

Sélectionnez quelques sites qui vous plaisent et quelques contre-exemples, avec une raison précise pour chacun. Distinguez le contenu de la mise en page : vous pouvez apprécier une navigation sans vouloir reprendre les couleurs. Une référence sert à discuter un principe, pas à reproduire l’identité d’une autre entreprise.

Joignez votre logo, les fichiers de polices utilisables, les couleurs et la charte lorsqu’ils existent. Précisez les éléments à conserver et ceux qui peuvent évoluer. Exemple fictif : « garder le logo et le ton chaleureux, simplifier les pages et renforcer les contrastes ». Cette consigne donne une marge de création tout en rendant les limites compréhensibles. Le modèle prévoit un espace pour noter ces arbitrages.

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5. Contraintes techniques

Faites l’inventaire des outils que le site devra utiliser : hébergement, gestionnaire de contenu, logiciel commercial, facturation, réservation, paiement ou transporteurs. Indiquez ce qui est imposé et ce qui peut changer. Pour chaque connexion, précisez les données échangées, leur sens de circulation et la personne capable de donner accès à la documentation technique.

Exemple fictif : une boutique doit synchroniser son stock avec un logiciel existant. Le simple nom du logiciel ne suffit pas : il faut connaître les possibilités de connexion, la fréquence des mises à jour et le comportement attendu en cas d’erreur. Le chiffrage dépend de ces réponses, pas seulement du nombre de produits.

Mentionnez également les langues, les besoins d’accessibilité, les droits des utilisateurs et les données personnelles collectées. Ne joignez aucun mot de passe au cahier des charges. Le document peut décrire les accès nécessaires ; leur transmission utilise un canal adapté. Si le choix du CMS reste ouvert, exposez vos usages. La création d’un site WordPress répond notamment à des besoins de publication autonome, à préciser avec le prestataire.

6. SEO et migration

Sur un nouveau site, le cahier des charges doit prévoir une organisation claire des adresses, des titres et des liens internes. Sur une refonte, commencez par inventorier les pages utiles : celles qui reçoivent des visites, des liens ou des demandes. Ce travail permet de décider ce qui reste en place, ce qui est regroupé et ce qui disparaît réellement.

Une adresse conservée n’a pas besoin d’être redirigée. Lorsqu’elle change, prévoyez une redirection permanente vers un contenu équivalent ou pertinent. Évitez de renvoyer toutes les anciennes pages vers l’accueil. Pour une suppression sans équivalent, une réponse 404 ou 410 peut être appropriée : le but est d’éviter les erreurs involontaires, pas de masquer les suppressions décidées.

Exigez une cartographie relisible avant lancement, puis un contrôle des liens internes, du sitemap et de l’indexation. Une migration peut entraîner des fluctuations de visibilité, même préparée avec soin. Notre méthode de refonte de site web à Paris détaille ce travail. Le modèle contient trois exemples de traitement d’URL, à remplacer par votre inventaire réel.

7. Délais, jalons et critères de recette

La recette est la vérification qui précède l’acceptation du site. Préparez-la dès le cadrage : pages attendues, formulaires, achat, navigation mobile, accès d’administration et remise des contenus. Pour chaque parcours important, décrivez une action et le résultat attendu. Cela permet de distinguer un dysfonctionnement d’une nouvelle demande apparue en fin de projet.

Fixez les jalons : périmètre, maquettes, contenus, tests et lancement. Placez un référent et une date cible en face de chacun. Précisez aussi le temps prévu pour les retours et les corrections. Le planning devient plus exploitable lorsque les dépendances sont visibles : une page ne peut pas être validée définitivement sans ses textes et ses images.

Pour la performance, convenez des conditions de mesure. Le LCP mesure le délai d’affichage du contenu principal ; un bon repère est de rester à 2,5 secondes ou moins au 75e percentile des visites. Un score Lighthouse est un autre indicateur. Ne confondez pas les deux dans votre cahier des charges. Le modèle invite à préciser les pages, appareils et tests retenus.

8. Budget, propriété et maintenance

Annoncez une enveloppe ou un plafond, même provisoire. Cela aide les prestataires à proposer un périmètre réaliste. Séparez le coût de création des frais d’hébergement, de domaine, de licences et de maintenance. Comparez ensuite le coût total sur plusieurs années, avec les mêmes hypothèses pour chaque devis. Le modèle laisse ces montants à remplir : il ne présente pas une simulation comme votre futur prix.

Nos prix de départ sont affichés : landing page à partir de 1 500 € HT, vitrine à partir de 2 900 € HT, premium à partir de 5 500 € HT et e-commerce à partir de 8 500 € HT. Le périmètre est précisé au devis ; la maintenance se chiffre séparément. Retrouvez les offres sur la page Tarifs ou utilisez notre simulateur de prix.

Enfin, décrivez les livrables et les accès remis. Précisez au contrat les droits convenus sur le code et les contenus, les licences tierces et les possibilités d’export. Être autonome suppose de savoir ce que vous récupérez et comment changer de prestataire, avant de signer.

Trois extraits du modèle commentés.

Extrait du modèle : objectifs mesurables et indicateurs

Des objectifs vérifiables

Page 2 du document. Le chiffre actuel, la cible et la source de mesure figurent dans le même tableau. L’exemple est fictif : remplacez-le par une mesure que votre équipe peut suivre.

Extrait du modèle : priorités et critères de recette

Un périmètre qui se teste

Page 2 du document. Chaque fonction est associée à une priorité et un test. La réservation attend la V2 ; l’espace client reste hors périmètre.

Extrait du modèle : cartographie des URL et migration

Une migration préparée

Page 4 du document. Le modèle distingue une redirection, une adresse conservée et une suppression sans équivalent. Complétez cette logique avec votre inventaire, puis faites contrôler les correspondances.

Vous avez vu à quoi il ressemble.

Demandez le fichier complet via notre formulaire de contact : le Word pour le remplir, le PDF pour discuter.

Les cinq erreurs qui coûtent cher.

  • Un objectif impossible à mesurer

    « Moderniser le site » laisse chacun juger au ressenti. Indiquez une cible, une échéance et une façon de suivre le résultat.

  • Des contenus sans responsable

    Un texte attendu peut bloquer la validation d’une page. Attribuez la rédaction, la fourniture des images et la relecture, avec une date pour chaque livraison.

  • Une propriété mal définie

    Listez les accès, fichiers et droits remis, les licences tierces et les modalités d’export. Ces points se discutent avant le contrat, pas au moment de quitter le prestataire.

  • Une migration sans correspondance des URL

    Un renvoi général vers l’accueil ne remplace pas une cartographie. Vérifiez chaque traitement prévu et les liens internes. Une suppression volontaire doit rester distinguée d’une erreur.

  • Une recette improvisée

    Préparez les tests et les critères bloquants avant le développement. Vous pourrez accepter la livraison sur des faits et chiffrer séparément les nouvelles demandes.

Comment utiliser ce modèle.

  1. Commencez par les objectifs et le budget. Ils cadrent toutes les autres sections.
  2. Désignez un référent. Il rassemble les contenus et fait valider les décisions.
  3. Faites préciser la technique. Complétez les points ouverts avec votre prestataire.
  4. Consultez sur une version commune. Le périmètre reste comparable entre les devis.
  5. Reprenez le document à la recette. Vérifiez les livrables et notez les corrections.

Questions fréquentes.

À qui sert ce modèle de cahier des charges site web ?

Aux dirigeants, responsables de communication et équipes qui préparent un site vitrine, une boutique ou une refonte. Il aide à consulter plusieurs prestataires sur un périmètre commun.

Quand et en combien de temps le remplir ?

Préparez une première version avant de demander vos devis. Réservez une à trois heures pour rassembler les informations disponibles ; les contraintes techniques et la migration peuvent nécessiter un échange complémentaire.

Qui rédige le cahier des charges : le client ou l’agence ?

Le client apporte le contexte, les objectifs, les contenus et le budget. Le prestataire aide à préciser la technique et les tests. Un référent consolide et valide les réponses.

Quelle différence entre un brief et un cahier des charges ?

Le brief exprime votre intention. Le cahier des charges détaille le périmètre, les contraintes et les critères de livraison. Il peut être annexé au contrat ; à lui seul, il ne remplace pas les engagements précisés dans le devis accepté.

Comment adapter le modèle à une refonte ?

Ajoutez un inventaire des pages et une cartographie des URL. Conservez les adresses pertinentes, redirigez les URL modifiées vers un contenu équivalent et documentez les suppressions sans équivalent. Prévoyez les contrôles avant et après lancement.

Le modèle est prêt. À vous de le remplir.

Six pages, un fichier Word à compléter et un PDF à lire. Demandez les deux formats via notre formulaire de contact.

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